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Montana
Rocheuses, avant, pendant et après



Au nord, le Montana est voisin des provinces canadiennes de Colombie-Britannique, d'Alberta et de Saskatchewan. Aux É-U, il est bordé à l'ouest par l'Idaho, au sud par le Wyoming et à l'est par les deux Dakota. Son nom signifie "montagneux" en espagnol. Il est en effet traversé par les montagnes Rocheuses (Rocky Mountains ou The Rockies) du nord au sud du côté ouest de l'état.

Le Montana est peuplé d'environ un million d'habitants. C'est un territoire essentiellement rural, ses paysages alternant entre les Rocheuses et ses larges vallées à l'ouest et par les vastes plaines à l'est.

Notre séjour dans cet état s'est fait en deux étapes, une première en quittant l'Idaho jusqu'au parc de Yellowstone, et une 2e, en quittant Yellowstone jusqu'en Dakota du Sud (Yellowstone se situant à l'extrémité nord-ouest du Wyoming, ses deux côtés ouest et nord touchant au Montana).

À part notre traversée des Rocheuses, nos visites ont eu surtout un caractère historique. Dans les années 1800, villes minières éphémères, mission chez les Amérindiens Flatheads, et résistance armée des Sioux et des Cheyennes refusant d'être déplacés dans des réserves et exigeant le maintien de leurs terres ancestrales.

 

Avant les Rocheuses

MISSION SAINT IGNATIUS
 

Une mission fondée par un jésuite belge et opérée par des sœurs québécoises

La Mission Saint Ignatius, localisée au nord-ouest du Montana, a été fondée en 1854 par le père Pierre-Jean De Smet, un jésuite belge ayant choisi de devenir missionnaire en Amérique du Nord. Selon l'histoire, c'est à la demande d'une délégation d'Indiens Flatheads de cette région que ce missionnaire accepta de fonder cette mission sur les terres des Flatheads.

Dix ans plus tard, des sœurs de la Providence de Montréal arrivèrent à la mission. Elles ont ouvert une école et un hôpital destinés à la communauté de Saint Ignatius.



Photo : Myr, 22 juillet 2018
Cabane en bois rond originale ayant servie de base à la mission de 1854.
 


Photo :
Clo, 22 juillet 2018
Pierres tombales, conservées dans un modeste petit musée, démontrant le rôle actif joué par les sœurs québécoises de la Providence.

Selon ce qu'on a lu dans ce musée, l'école était la première école catholique du Montana et fut utilisée jusqu'en 1919 au moment où elle fut détruite par un incendie. Les sœurs firent fonctionner l'hôpital jusqu'en 1977. La relève n'y étant plus, les sœurs donnèrent l'hôpital à la communauté de Saint Ignatius.

Quelques noms de ces sœurs ayant œuvré à Saint Ignatius :
Odile Gignac, E. Pellerin, Marie Laroche, Béatrice Lord, Chantal D'Aoust, Emmanuelle Robillard, Agnès Marceau, Anna Magnan, Célanire Belcourt, A. Pelletier.

Indépendamment de nos croyances religieuses, peut-on dire que ces "petites sœurs" ont dû apporter du bien-être et du réconfort à cette communauté... de façon bien plus concrète que le père-curé missionnaire? 
 

HELENA
Capitale du Montana



Photo : Myr, 23 juillet 2018
Le capitole de l'État du Montana, à Helena, à l'est dans la partie montagneuse de l'état.
 


Photo :
Myr, 23 juillet 2018
Sculpture, nommée Herd Bull, réalisée par les artistes sioux Benji Daniels et James J. Hadcock. On peut l'admirer sur un terrain adjacent au capitole. Complétée en 1990, Herd Bull est un symbole fort des façons de vivre ancestrales des premières nations du Montana pour qui les bisons étaient le fondement de leur alimentation.
 

VILLAGES MINIERS
Virginia City et Nevada City
 

Deux villes minières éphémères de la fin des années 1800

En 1863, six prospecteurs découvrent un filon d'or prometteur. Près de 10 000 personnes affluent vers la région pour y faire fortune. La petite ville de Virginia City nait en moins d'un an, et devient même la capitale du Montana pour une période. Il en va de même pour sa voisine, Nevada City qui se développera aussi rapidement. Dix ans plus tard, le filon étant épuisé, les deux villes tombent dans l'oubli. Au début des années 1940, un riche couple décide de faire des deux villes un écomusée et restaure les bâtiments. Aujourd'hui, ces villes-fantômes sont revenues à la vie grâce au tourisme.



Photo : Clo, 24 juillet 2018
BTR à Nevada City.
 


Montage-photos :
Myr et Clo, 24 juillet 2018
Tour de coach ou diligence, comme à l'ancienne, dans les rues de Virginia City.
 


Photo :
Clo, 24 juillet 2018
Bâtiments restaurés à Virginia City.
 

Traversée des Rocheuses

PAR LE COL BEARTOOTH PASS
 

La route Beartooth All American Road

En quittant le parc national Yellowstone, par l'entrée nord-est, nous avons entrepris la traversée des montagnes Rocheuses en empruntant la magnifique route Beartooth Highway (au long Beartooth All American Road). À cause des intenses chutes de neige aux sommets, la route n'est ouverte que de la mi-mai à la mi-octobre. La neige demeure permanente toute l'année en de nombreux endroits. La route fait de nombreux zigzags et se déroule en lacets. Les nuages s'accrochent aux sommets et le soleil peine à percer, du moins le jour où nous sommes passés.

 


Photo :
Myr, 29 juillet 2018
Au sommet des Rocheuses, un photographe.
 


Photo :
Clo, 29 juillet 2018
Bon Temps Roulé et sa copilote au sommet des Rocheuses.
 


Montage-photos : Myr et Clo, 29 juillet 2018
Les magnifiques paysages des Rocheuses du Montana.
 


Photos : Myr et Clo, 29 juillet 2018
Dans la neige à la fin juillet !

Photographié au col Beartooth Pass, à 10 947 pieds d'altitude (3 340 mètres).

 

Après les Rocheuses

VISITE D'UN CHAMP DE BATAILLE
Little Bighorne Battlefield
 

Un champ de bataille qui nous impressionne et qui nous laisse songeurs

En quittant les montagnes, nous parvenons aux grandes plaines, là où vivaient jadis des millions de bisons. Exterminés, ou presque, depuis longtemps. C'était aussi les terres ancestrales des peuples sioux et cheyennes. En 1874, des gisements aurifères sont découverts dans la réserve des Sioux Lakotas. Ces territoires qu'occupent les Sioux avaient été obtenus au préalable par des traités officiels. Une vague de chercheurs d'or s'abat sur la région, les autorités tentent d'acheter le territoire aux Sioux. Les négociations échouent, les Sioux exigeant le respect des traités et le maintien de leurs terres ancestrales. À la fin de 1875, un ultimatum est lancé aux Sioux de quitter leur territoire sinon ils seront chassés par la force si nécessaire. Au printemps 1876, trois colonnes de l'armée américaine convergent vers les Amérindiens.

Le centre des visiteurs du Little Bighorne Battlefield National Monument fournit tous les détails de la bataille qui eut lieu les 25 et 26 juin 1876. En résumé, 1500 guerriers amérindiens ont affronté sur ces lieux 650 cavaliers et officiers de l'armée américaine. Les commandants, du côté amérindien : Sitting Bull, Crazy Horse et Gall. Du côté américain : le 7e régiment de cavalerie commandé par le lieutenant-colonel George A. Custer et acolytes. Custer avait la réputation de n'avoir jamais été battu et d'être invincible. Le résultat fut catastrophique du côté américain, le 7e régiment fut complètement anéanti. Custer tomba avec ses hommes. Une première dans l'histoire de la guerre contre les Amérindiens qu'une victoire amérindienne soit aussi décisive et qu'un officier de si haut niveau tombe au combat. Quand les responsables de Washington reçurent la nouvelle deux semaines plus tard, personne ne croyait à cette défaite de l'armée.

Une histoire bien triste puisque nous connaissons la suite. La riposte a été violente et ce territoire a finalement été arraché aux Amérindiens, comme ailleurs hélas.

Pour les peuples des Premières Nations, cet endroit est devenu un lieu de pèlerinage et de recueillement, et aussi de fierté. Un lieu où réfléchir et tenter si possible de panser les plaies.

 


Photo :
Clo, 30 juillet 2018
Endroit précis où tomba le lieutenant-colonel George A. Custer et 41 de ses hommes. La pierre au centre, avec une inscription en noir, indique le lieu où périt Custer lui-même. Les autres pierres, où tombèrent ses 41 hommes.
 


Montage-photos : Myr et Clo, 30 juillet 2018
En marbre blanc, où sont tombés les soldats américains et en granite ocre, les guerriers indiens.



Montage-photos : Myr et Clo
, 30 juillet 2018
Au monument intitulé Weeping Wall (le mur des larmes). Érigé en 1991, il symbolise les larmes du peuple indien sous la forme d'un monument en demi-cercle, ouvert sur les plaines. Dessins, témoignages et messages de paix y sont gravés.
 


Montage-photos : Myr et Clo, 30 juillet 2018
Rassemblement d'Amérindiens du Manitoba, venus se recueillir et manifester sur les lieux du champ de bataille.

 


Photo : Clo
, 30 juillet 2018
La plupart des chevaux de la cavalerie américaine sont morts durant le combat. Dans beaucoup de cas, leurs cavaliers les abattaient pour s'en servir comme bouclier.


 

ON PEUT VOIR AUSSI...

 


Montage-photos : Clo, 23 et 24 juillet 2018


Sommes-nous encore dans la Bible Belt?

Non, nous sommes dans la région immédiate de Helena, la capitale du Montana. Deux panneaux-réclames géants sur une grande route d'accès (route 12) à l'est de la ville et l'autre sur la même route côté ouest. Il y en avait plusieurs autres avec des messages semblables que je n'ai pas photographiés.

Surprenant, c'est comme se retrouver à l'époque des premiers missionnaires voulant évangéliser les peuples autochtones!

 


 


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