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Grand Nord : Chisasibi
Eeyou Istchee Baie-James

Dans la langue crie, Chisasibi signifie "grande rivière". Cette communauté crie de 7000 habitants est localisée sur la rive sud de la rivière La Grande à quelques kilomètres en amont de son embouchure. Chisasibi est la communauté crie la plus au nord accessible par la route.

À l'origine, la communauté était située sur l'île Fort-George, à l'embouchure de la rivière La Grande, pas très loin de son emplacement actuel. L'augmentation du débit de la rivière due aux aménagements hydroélectriques a accentué les problèmes d'érosion des rives de l'île, ce qui a obligé la relocalisation.


Chisasibi, le village cri le plus au nord accessible par route.

Les deux jours de notre séjour ont été fort intenses et riches en découverte de la culture crie. Grâce à Jessica Boulanger, sage-femme oeuvrant à Chisasibi que notre belle-fille Valérie nous avait référée, nous avons pu assister à la cérémonie des Premiers Pas des bébés (Walking Out Ceremony). Nous avons fait la connaissance de l'équipe des quatre sages-femmes québécoises impliquées dans la communauté. Et enfin, nous avons visité plusieurs lieux de ce grand village.



 


Photo : Myr, 18 juin 2019
À l'entrée du territoire.
Après la langue crie, l'anglais est la langue courante chez les Cris
.
 


Photo : Clo, 19 juin 2019
Chisasibi - Le Centre culturel et du patrimoine.
 


Montage-photos : Myr et Clo, 18 juin 2019
Chisasibi - L'intérieur du Centre culturel et du patrimoine qui présente l'histoire des Cris en tant que "Peuple de la Grande Rivière".
 


Montage-photos : Myr et Clo, 18 et 19 juin 2019
Chisasibi - Quelques vues du centre du village :
1. L'hôpital régional. Les sages-femmes disposent d'un local à l'intérieur de l'hôpital.
2. Le centre communautaire.
3. L'église catholique de la mission Saint-Joseph. Cette église fut déplacée de l'île Fort-George.
4. Rue typique de Chisasibi, avec le centre commercial à droite.
 


Montage-photos : Myr et Clo, 19 juin 2019
Chisasibi - Habitations récentes et modernes. Le tipi aperçu derrière la maison sert à la cuisine crie avec feu de bois et à des cérémonies traditionnelles. Presque toutes les familles ont leur tipi-cuisine derrière leur maison.



 

CÉRÉMONIE DES PREMIERS PAS
(WALKING OUT CEREMONY)

La cérémonie des Premiers Pas marque les premiers moments où l'enfant sort symboliquement de l'habitation. Au lever du soleil, l'enfant est conduit à l'extérieur de la tente ou du tipi et fait ses premiers pas devant la communauté présente. L'enfant porte des vêtements soigneusement décorés. Alors que le petit garçon tient parfois un fusil de chasse miniature, la petite fille porte souvent une hache jouet. Chacun mime les activités propres à son sexe afin qu'il ou elle connaisse bien son rôle dans la vie. L'enfant retourne vers la tente ou le tipi. Il partage ensuite un goûter avec les invités symbolisant le partage des biens de la terre. Le soir, un festin est préparé.

 


Montage-photos : Myr et Clo, 19 juin 2019
Affiches en cri et en anglais annonçant la cérémonie.
 


Photo : Clo, 19 juin 2019
Tipi simple à l'avant plan et shaptuan (tipi double) à l'arrière où se tient la cérémonie.

 


Photo : Myr, 19 juin 2019
À l'intérieur du shaptuan, le sol est tapissé de branche d'épinette fraîchement coupée.
 


Photo : Myr, 19 juin 2019
Le toit du shaptuan est ouvert pour laisser échapper la fumée du feu de bois.
 


Photo : Jessica, 18 juin 2019
La veille de la cérémonie, Jessica nous a fait visiter les lieux.
 


Photo : Clo, 19 juin 2019
La belle équipe des sages-femmes de Chisasibi (Jessica 2e à g).
Il va sans dire que la cérémonie des Premiers Pas les intéresse au plus haut point.

 

À l'aube, premiers pas à l'extérieur devant la communauté
 


Montage-photos : Myr et Clo, 19 juin 2019
Les bambins accompagnés de leur maman ou d'une personne spécialement choisie par les parents.
 


Montage-photos : Myr et Clo, 19 juin 2019
Petit garçon aidé de sa maman qui chasse symboliquement une bernache. Au moment où le garçonnet tire, quelqu'un tire la ficelle pour faire tomber l'oiseau.

Photo : Myr, 19 juin 2019
Les huit enfants de retour à l'intérieur posant avec les 31 bernaches offertes par des chasseurs de la communauté et qui seront cuites dans la journée en vue du festin du soir.

 

Dans la journée, préparation du festin qui sera servi en soirée
 


Photo : Myr, 19 juin 2019
Cuisson des bernaches à la façon traditionnelle.

 


Photo : Myr, 19 juin 2019
Une jeune femme apprend d'une aînée la préparation des baniques sur le feu.

 


Photo : Myr, 19 juin 2019
Baniques à point parmi les bernaches bien cuites.

 


Photo : Myr, 19 juin 2019
Le dépeçage de la viande des bernaches en vue du festin.

 

Le festin servi en soirée
 


Photo : Myr, 19 juin 2019
Appétissante assiette servie à chacune des personnes présentes. La viande de bernache est délicieuse, et la banique savoureuse.

 


Photo : Myr, 19 juin 2019
Gâteau décoré pour chacun des enfants par leurs parents.



 


Montage-photos : Myr, 19 juin 2019
À "la baie" (en aval de Chisasibi) - En face de l'île de Fort-George.

 


Montage-photos : Clo, 19 juin 2019
À "la baie" (en aval de Chisasibi) - Les canots à moteur au repos. À remarquer que ces embarcations sont fabriquées à Prévost par la compagnie Canots Nor-West.

 


Photo : Myr, 19 juin 2019
Longue-Pointe - À une cinquantaine de kilomètres au nord-ouest de la centrale La Grande-1, on se retrouve à Longue-Pointe. On touche presque au 54e parallèle. Si on exclue la route Transtaïga difficilement praticable, il s'agit de l'endroit le plus au nord accessible par route dans le territoire de Eeyou Istchee Baie-James. On est sur la rive de la baie James.

 


Photo : Clo, 19 juin 2019
Longue-Pointe - La grande mer des baies James et d'Hudson à l'horizon au centre.

 


 


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