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Grand Nord : Matagami à Waskaganish
Eeyou Istchee Baie-James

Au nord de Matagami, à partir du 50e jusqu'au 55e parallèle, nous sommes principalement en territoire cri. Leur terre s'appelle "Eeyou Istchee", signifiant "Terre du peuple" en cri.

Une première entente, la Convention de la Baie-James et du Nord québécois conclue en 1975, a reconnu aux communautés autochtones du Nord (Cris et Inuits) une large autonomie politique et administrative, les droits exclusifs de chasse et de pêche sur leurs territoires et leur a accordé des compensations financières. En contrepartie, le gouvernement du Québec obtient le droit de développer les ressources hydrauliques, minérales et forestières du Nord du Québec.

Plus de 25 ans plus tard, le 7 février 2002, le Québec et les Cris ont conclu une entente politique et économique d'une durée de 50 ans. Elle se surnomme la "Paix des braves". Entre autres, cette entente a réglé plusieurs différends issus de l'application de la Convention de la Baie-James et a permis le développement hydroélectrique des rivières Eastmain et Rupert en retour de versements financiers. Il s'agirait d'un traité historique et d'une première mondiale entre un État et une nation autochtone.


Les 9 communautés cries du Québec

C'est dans un esprit d'ouverture et de découverte que nous parcourons ce vaste territoire, où nous sentons la présence et la volonté autochtones et en même temps où nous réalisons le gigantisme des réalisations de l'ingénierie québécoise.

Nous nous sentons bien petits dans cette immensité sauvage. À part quelques camions de transport et d'entretien de la route, nous rencontrons peu de véhicules. Nous sommes seuls à la plupart des arrêts que nous faisons, mais il est vrai que nous sommes un peu tôt dans la saison "touristique" qui dure à peine deux mois ici, juillet et août.



 


Montage-photos : Clo, 11 juin 2019
La route de la Baie-James commence à la sortie de Matagami. Tout le long, jusqu'à Radisson, la route est jalonnée aux 2 kilomètres, du km 0 au km 617.
 


Photo : Clo, 13 juin 2019
Une vue représentative de la route de la Baie-James.

La route a été conçue dans le but premier d'accéder par voie terrestre aux grands chantiers des projets hydroélectriques. Elle a permis aussi de décloisonner plusieurs communautés cries. La construction a débuté en 1971 et a été complétée en 1974. D'empattement plus large qu'à l'ordinaire, la route a été conçue pour pouvoir supporter des poids de 500 tonnes. Les routes normales au Québec supportent 100 tonnes. Le délai imparti pour compléter cette route carrossable entre Matagami et Radisson a été de 450 jours pour 450 milles (750 km), une performance remarquable. Ajoutons que nous trouvons la qualité de la route encore très bonne aujourd'hui, malgré son âge de 45 ans. Elle semble bien entretenue et certaines sections sont même en train d'être refaites.
 


Photo : Myr, 11 juin 2019
Au km 38, arrêt à la mise à l'eau sur la rivière Waswanipi.
 


Photo : Clo, 11 juin 2019
On revient au km 27 pour passer la nuit sur le chemin des Écogites du lac Matagami, notre première nuit en autonomes sur la route de la Baie-James.
 


Photo : Myr, 12 juin 2019
Une coupe à blanc aperçue sur le chemin des Écogites du lac Matagami.

 


Montage-photos : Myr et Clo, 12 juin 2019
À 10 km au nord de Matagami se trouve le Mont Laurier. Une belle randonnée jusqu'au sommet d'une altitude de 480 mètres. Sur l'une des photos, on peut apercevoir le lac Matagami.

Au sommet, on peut marcher sur la roche la plus ancienne sur terre, qui est présente également à plusieurs autres emplacements de la région.
 


Photo : Clo, 12 juin 2019
Km 80 : Au camping rustique du lac Ouescapis.
 


Montage-photos : Myr, 13 et 14 juin 2019
Moins chanceux qu'au Labrador :-(
 


Photo : Myr, 13 juin 2019
Km 189 : Lac Rodayer.
 


Montage-photos : Myr, 13 juin 2019
Km 189 : On est à court d'eau. Vivement l'eau du lac Rodayer pour la vaisselle et se laver.

 


Photo : Myr, 13 juin 2019
Km 232 : La rivière Broadback vue du sentier de randonnée.
 


Photo : Clo, 13 juin 2019
Km 232 : Ce "kettle", signifiant chaudron, est un vestige du passage des glaciers ayant formé des dépressions occupées par des petits lacs plus ou moins circulaires. À proximité de la rivière Broadback.

Photo : Myr, 14 juin 2019
Waskaganish : À l'entrée de la communauté crie de Waskaganish d'environ 3000 habitants.

 


Photo : Myr, 13 juin 2019
Sur le territoire de Eeyou Istchee Baie-James, les affiches sont bilingues français-cri. La langue crie est toujours bien vivante et utilisée. Toutefois, dû à des considérations historiques, la langue seconde des Cris est l'anglais.

 


Photo : Clo, 14 juin 2019
Waskaganish : L'édifice "Gathering Place" (centre communautaire) où s'est signée la Paix des braves le 7 février 2002, par Bernard Landry, alors premier ministre du Québec et Ted Moses, alors grand chef de la nation crie.

 


Photo : Myr, 14 juin 2019
Waskaganish : Un bout de mer sur la baie James.

 


Photo : Myr, 14 juin 2019
Waskaganish : Le Centre de formation et de développement que nous avons visité. Ce centre est destiné aux adultes et donne des formations professionnelles ainsi que de rattrapage en vue de compléter le cours secondaire.

 


Photo : Clo, 14 juin 2019
Waskaganish : Myriam accompagnée de Stacy Bear, responsable de l'accueil touristique.

 


 


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